En français s’il vous plait !

12 septembre 2017 - par Bruno.L.

 

Le 26 août 1977 voyait le jour la loi 101 qui protégea la langue française, mais qui divisa le Québec en entier. Dès lors, notre société s’est lentement stigmatisée avec d’un côté, les francophones et de l’autre, les anglophones et les immigrants.

 

C’est donc aujourd’hui, 40 ans plus tard, que certains «bobos» sociétaux font surface dans les médias de masse. Plusieurs québécois d’origine autre que canadienne ne se sentent toujours pas inclus dans la société. Bien que la loi 101 les ait forcés à apprendre la langue, certains d’entre eux ne sont toujours pas convaincus d’être acceptés. Est-ce vraiment la langue le problème ou la société québécoise ? La chroniqueuse au Devoir Cathy Wong a émis un commentaire intéressant dans une entrevue accordée à Radio-Canada

« La loi 101 a fait de moi une Québécoise qui se sent interpellée quand on parle au « nous ». Mais lorsqu’on me parle, j’ai l’impression encore qu’on me parle au « vous », comme si j’étais une étrangère et comme si j’incarnais encore une forme de menace, quand pourtant je parle français, je connais l’histoire du Québec, mon entourage est québécois ».

De toute évidence, il ne semble pas y avoir une si grande corrélation entre l’enseignement du français et l’intégration des immigrants, comme l’aurait souhaité Jean-Jacques Bertrand, Robert Bourassa, René Levesque et Camille Laurin dans les années 60 et 70.

 

C’est pourquoi, le 10 septembre 2017, le Parti québécois a refusé un durcissement des lois entourant la loi 101 pour l’affichage des entreprises proposé par le gouvernement Libéral du Québec. Jean-Francois Lysée le chef du Parti québécois s’est exclamé haut et fort :

« Ce que nous voulons (…) c’est que le français inspire le respect. Et on ne peut pas inspirer le respect en excluant l’autre. »

Il est donc logique de penser que le chef de l’opposition ait compris que la meilleure manière d’inclure les immigrants dans notre société, était de les laisser être eux-mêmes. Ce n’est pas en forçant les nouveaux arrivants à communiquer que par la langue officielle de la province que nous incluront les minorités visibles. Donc, il est évident que les instigateurs de la loi 101 avaient de bonnes intentions, mais que celle-ci ne réussit pas l’un de ses mandats primordiaux qui était d’inclure les immigrants dans notre société.

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