Fentanyl : Le Canada dans un état critique

11 septembre 2017 - par Ariane Boyer
Crédits photo: The Globe and Mail

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Vous avez surement déjà entendu parler du Fentanyl. Cette drogue hautement addictive qui a fait des ravages dans l’ouest du Canada. En effet, cette année, 300 personnes en Alberta sont mortes dû au Fentanyl. À présent, ce ne sont pas juste les provinces de l’ouest qui en souffre, le Québec aussi. La Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP) a évoqué un appel à la vigilance non seulement à cause du nombre grandissant de consommateurs de l’opiacé, mais aussi aux quantités retrouvées dans plusieurs drogues telles que l’héroïne et la cocaïne. Atteignant des démographies très différentes, le Fentanyl a su plonger le Canada dans une grande problématique sociale.

Un système plus ou moins efficace

Il n’est pas rare que des policiers montréalais retrouvent le Fentanyl dans divers opiacés. Effectivement, les trafiquants utilisent le Fentanyl pour augmenter à long terme la consommation de leurs clients. Le Fentanyl, étant une drogue plus addictive que l’héroïne, fait en sorte que son utilisateur devient malade s’il n’en consomme pas régulièrement.

Plusieurs consommateurs se verront même à la rue vu le coût élevé du Fentanyl soit environ 20$ le comprimé. D’autres se tourneront même vers le crime pour obtenir cette drogue. Étant sans ressources, les consommateurs ruinés par le Fentanyl ne peuvent se payer de soins et attendront des mois avant d’obtenir un traitement de réabilitation. Plus encore, dans la plupart des cas, les cliniques canadiennes ne permettent pas d’accès à un traitement si le consommateur de drogue n’est pas sevré depuis cinq jours. Ce sevrage est parfois presque impossible ou même mortel pour ceux qui sont des consommateurs réguliers de Fentanyl. En fait, pour un usager qui tolère bien les opiacés, quatre à cinq milligrammes de Fentanyl peuvent facilement être une dose létale. Il s’agit que la concentration de l’opiacé soit légèrement changée et le consommateur fera une overdose.

Les médecins à blâmer

Selon Hakique Virani, docteur spécialiste en toxicomanie à Edmonton, le système n’est pas le seul fautif quant aux ravages du Fentanyl, il y a aussi les médecins. Depuis les deux dernières décennies, les médecins ont exagérés en prescrivant un énorme montant d’opiacés. Autrefois, le Fentanyl était utilisé contre des douleurs fortes ou des opérations. Maintenant, ont ce le procure facilement pour des douleurs chroniques. La situation devient alarmante. Étant un des plus grands consommateurs d’opiacés au monde, le Canada a affaire à établir un plan pour tasser cet horrible fléau qu’est le Fentanyl.

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