STM : Société de transport médiocre

9 décembre 2016 - par leanadeau
C'est long attendre! ©La Presse

C’est long attendre! ©La Presse

 

Bon, une fois de temps à autre ça passe. Mais quand plus de la moitié de tes transports sont en retard, il y a un sérieux problème. La Société de transport de Montréal serait mieux de remédier à ce déficit avant de mettre en colère l’archipel en entier.

 

Novembre

Novembre a été un mois difficile pour les utilisateurs de transports en commun. Trois pannes de métro en deux jours, des arrêts complets des lignes, une panne par-là, des retards par-ci. Ça n’arrête plus! Les utilisateurs ne peuvent plus se fier à la STM pour arriver à l’heure au bureau. Une femme mentionne même que le réseau STM est devenu son troisième choix après le scooter et la marche.

 

Avec tous les travaux dans les rues de Montréal et les transports en commun pas fiables, les citoyens manquent de solutions pour se déplacer… ce qui n’est pas normal dans une ville de plus de 1,5 millions d’habitants.

 

C’est la fin de session pour les étudiants, les fêtes arrivent, le stresse augmente et notre temps est encore plus précieux. Le transport ne devrait pas être une inquiétude supplémentaire.

 

Les lignes de métro sont la cible en ce moment, mais ils ne sont pas l’unique problème. Les autobus de la STM sont aussi une énorme source de frustration pour les Montréalais.

 

Les différents types de bus

Autobus #1, le trop pressé :

Un après-midi, en finissant le travail, je regarde sur l’application de la STM pour savoir quel bus je dois prendre afin de me rendre le plus rapidement possible à ma destination. Cela m’indique que mon bus passe à 14h19… il est 14h16 et je me dirige tranquillement vers mon arrêt quand soudain, en tournant le coin de la rue, je perçois mon autobus qui est déjà là. Je cours, tel un habitué de la STM, et une fois rendu à quelques pas de course de rentrer dans mon transport, le chauffeur ferme ses portes et reprend son chemin. Je regarde l’heure, il est 14h17…

 

Autobus #2, le retardataire :

Ton autobus passe à 18h32. Tu cours pour arriver au moins à 18h31, car tu connais très bien la catégorie des trop pressés. Tu arrives à ton arrêt tout essoufflé, mais très fier de ta course. Tu es à l’heure. Ton bus, lui, est en retard de 10 – 15 minutes. C’est très frustrant.

 

Autobus #3, le fantôme :

Tsé, ceux que tu attends 40 minutes et qui ne passent jamais ! Ça m’est arrivé récemment. C’était à la station Lionel-Groulx, je suis arrivé 10 minutes avant le départ prévu de l’autobus. J’étais d’ailleurs la cinquième dans la ligne. Les 10 minutes ont passé, la ligne était devenue très longue et aucun bus en vue. Les gens ont commencé à s’impatienter. Environ 50 personnes étaient en fil et le bus avait plus de 30 minutes de retard. Je suis sorti de la file pour aller demander à un autre chauffeur ce qui se passait et ce dernier m’a répondu de la façon la plus bête possible qu’il n’en avait pas la moindre idée et retourna à ses activités. L’autobus n’est jamais passé, j’ai donc pris le suivant qui passait 50 minutes plus tard.

 

Autobus #4, celui à son affaire

Ce type d’autobus c’est comme trouver un billet de cinq dollars par terre, ça n’arrive pas souvent, mais nous sommes tous très contents quand ça se passe !

 

Je suis persuadée que vous reconnaissez ces autobus. Dans un monde idéal, nous aurions que des autobus de la quatrième catégorie, mais c’est loin d’être le cas. C’est donc la preuve qu’il y a un déficit et que le service n’est pas aussi fiable qu’il le prétend.

 

Si novembre a été laborieux pour la Société de transport de Montréal, imaginez-vous comment seront les prochains mois avec les tempêtes de neige qui se multiplieront. Au lieu d’alimenter le débat Uber/Taxi, il faudrait plutôt se concentrer sur le moyen de transport que la majorité des Montréalais utilisent quotidiennement !

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