La procrastination, ça fait partie de nous !

8 décembre 2016 - par Nicolas Brasseur
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Toujours reporter au lendemain © Club Ethik

Il est 2 heures du matin. Nous sommes mercredi soir. Il ne reste qu’une seule semaine à la session. Oui, une seule semaine. Vais-je avoir le temps de finir tous mes travaux ? Vais-je finir ma préparation aux examens finaux ? Vais-je pouvoir dormir ? Vais-je survivre ? Tant de question, mais pas de réponse. Et malgré tout, grâce à Netflix et ces réseaux sociaux, je procrastine, encore, et encore.

Je fais l’énumération de mes travaux. Il m’en reste quatre. Outre les examens en classe, je devrai passer la prochaine semaine à faire la recherche et la rédaction de quatre travaux d’une vingtaine de pages au total. Je devrais commencer ce soir. À l’instant même. Au lieu de ça, les notifications sur mon iPhone surviennent de nulle part et mon ordinateur décide de « m’ouvrir » Netflix. Comme par magie. Je me dis qu’après chaque épisode, je retournerai dans mes travaux. Mauvaise idée. Règle numéro 1 : ne jamais s’écouter.

Ça fait déjà quatre ans que je suis au cégep. Je termine ma 7e session dans quelques jours et si je dois retenir une chose depuis mes débuts dans les études postsecondaires, c’est de ne jamais procrastiner. Et pourtant, c’est mon passe-temps favori. Je dois avouer que je performe très bien sous la pression et l’adrénaline de dernières minutes, mais en quatre ans, je n’ai jamais changé mes habitudes de travail. Chaque session, je me persuade de changer mes habitudes de vies et de faire tous mes travaux au fur et à mesure. Ça dur deux, trois ou quatre semaines, si je suis chanceux. Ensuite, c’est le retour de la même roue qui tourne depuis mon arrivée au cégep.

 

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Remettre tout à demain, même la journée mondiale de la procrastination © Eric

 

C’est quoi ça, la procrastination ?

 

Selon le centre d’aide aux étudiants de l’Université Laval, « la procrastination est l’habitude de reporter inutilement à plus tard des tâches ou des activités. Cette habitude peut avoir des conséquences négatives sur vos résultats scolaires, mais aussi sur la qualité de votre formation et sur votre bien-être. En effet, remettre à plus tard de façon excessive provoque habituellement de l’anxiété, de la culpabilité et un tas de problèmes inutiles. »

Dans le fond, la procrastination c’est comme être sur Netflix au lieu de visionner les vidéos envoyées par ton professeur. Ou encore, de lire des statuts Facebook fort peu intéressants au lieu des textes demandé dans un livre que j’ai déboursé 30 dollars. Encore pire, procrastiner peut se limiter à rester coucher les matins de cours à 8h00. Seul Dieu sait à quel point je ne suis pas matinal.

L’influence des réseaux sociaux

Les étudiants d’aujourd’hui connaissent tous la procrastination. On ne peut pas s’en sauver. Ça fait partie de nous puisque l’on vient d’une génération qui a grandi dans les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Il y a de bons et de mauvais côtés à cela. Nous avons la possibilité d’être mieux informés, d’être à l’affût de l’information et de lire plusieurs points de vue différents, mais la majeure partie de notre temps sur les réseaux sociaux se veut une perte, surtout en fin de session.

On peut enlever la personne de Facebook, mais on ne peut pas enlever Facebook de la personne. Même en décrochant des réseaux sociaux, ces derniers continuent de fonctionner pendant notre absence. Et donc, on a besoin de savoir ce qui se passe.

Il est maintenant trois heures du matin. J’ai un cours dans quelques heures. Faut je me mettre à travailler là. Ah pis, si je remettais ça à demain ? Je vais être plus en forme, je vais avoir les idées claires… Je vais aller dormir, mon lit m’appelle. Faut croire que je ne changerai jamais.

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2 réactions sur “La procrastination, ça fait partie de nous !”

  1. diane Premi dit :

    Salut Nicolas !
    J’aime beaucoup ton texte , mais je trouve ça trop personnel .
    La partie sur : C’est quoi ça , la procrastination ? rentre dans le style de la chronique mais le reste de ton texte n’est pas vraiment « journalistique » .
    Même si c’est intéressant à lire , on n’a aucune information sur un événement d’actualité , alors que c’est le but de la chronique . Ce texte est bon , mais ce n’est pas une chronique

  2. Nicolas Brasseur dit :

    En effet, je sais que ce n’est pas une chronique. Et c’est tout à fait intentionnel! Mes deux premières chroniques étant très bonne, j’ai voulu me laisser aller avec ce dernier texte de session.

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