Le Mexique écope, Trump triomphe

2 décembre 2016 - par Syndy Paré

 

Le président des États-Unis, Donald Trump, a beaucoup fait jaser du a ses promesses électorales racistes envers certains pays, dont le Mexique. Bien que la majeure partie des États-Unis ait élu Trump comme président, le Mexique, lui, ne voit pas d’un bonne œil l’arrivée de Trump à la présidence.

 

 

Caricature de Donald Trump détesté par les mexicains. Crédit : Bill Day

Caricature de Donald Trump détesté par les mexicains. Crédit : Bill Day

 

 

Construction d’un mur entre les États-Unis et le Mexique

Depuis le début de sa campagne électorale, Donald Trump promet qu’il va faire construire un mur entre les États-Unis et le Mexique. Tout ça à la charge du Mexique. Il y a là de quoi se quereller.Trump a d’ailleurs dit au président du Mexique, Enrique Peña Nieto, ‘que les États-Unis ont le droit de construire un mur ».

La frontière entre les États-Unis et le Mexique s’allonge à un peu plus de 3 100 kilomètre. Déjà, lors de la présidence de George W. Bush, un mur a été construit au milieu de la ville de Tijuana. Bush voulait, au départ, construire un mur de 1200 kilomètre de long. De la ville de  Tecate, en Californie, à Brownsville, au Texas. A la fin de son mandat à la présidence seulement 57 kilomètre avait été construit. L’ambitieux Donald Trump veut, quant à lui, construire un mur TOUT LE LONG de la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Cette promesse de grande envergure est pourtant irréalisable. Denis Lacorne, directeur de recherche au CERI-Sciences Po affirme que la construction du mur est probablement une fausse promesse. Il lance que le mur coutera approximativement 25 milliards de dollars et que ni les États-Unis, ni le Mexique n’a l’intention de payer cette sommes. M. Lacorne ajoute que lorsqu’ils auront construit le mur, il faudra des gardes pour le surveiller. Alors c’est environ 400 milles gardes-frontières qu’il faudra engager juste pour la surveillance du mur. Il se prononce aussi sur l’aspect du territoire sur lequel sera construit le fameux mur. Il y a des rivières, des lacs, des ruisseaux à travers duquel il faudrait construire le mur. Ce qui semble très ambitieux puisqu’ils ne peuvent construire de mur dans un cours d’eau. M. Lacorne dit aussi que de toute façon, les immigrants clandestins trouveront toujours un moyen pour passer le mur. Soit par des tunnels creuser pour passer sous le mur, le grimper, …

La construction d’un mur n’empêchera pas les immigrants clandestins à venir s’installer au États-Unis.

 

 

Propos raciste et expulsion des immigrants illégaux

Donald promet aussi d’expulser près de 11 millions d’immigrants illégaux. En 2012, il y avait 6,7 millions de mexicains illégaux aux États-Unis, selon Radio-Canada.C’est près de 1/29 de la population américaine de 2016. C’est une minorité importante dans l’ensemble. On peut supposer qu’aujourd’hui, il y en a beaucoup plus. Le républicain fait preuve de racisme et de dénigrement à l’égard de ses voisins mexicains. Trump à twitter en 2013« Le Mexique nous amène la drogue, le crime et les viols. ».

Plus tôt cette année les autorités américaines avait trouvé un tunnel d’une longueur de 30 mètre sous la frontière. Ce tunnel avait servi à transporter de la cocaïne et de la marijuana. Du côté américain, le trou était caché par une benne à ordure placé juste au-dessus.Ce n’est pas le premier tunnel servant à l’échange de drogue àêtre trouvé. Le trafic de drogue entre les frontièresfait perdre de l’argent à l’États.

L’ « AmericanDream » veut dire beaucoup. En 2015 il y a eu 186 000 immigrants sans-papiers arrêtés à la frontière des États-Unis et du Mexique, selon Radio-Canada.  Les mexicains vont au États-Unis dans l’espoir d’avoir une vie meilleur. Ils savent très bien à quoi s’attendre, mais ils prennent le risque quand même. Avec toutes ses promesses injustes,Donald Trump enterre tranquillement ses relations avec le Mexique.

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