Un monde sans journaliste

1 décembre 2016 - par sharonsalphati
Une vérité qui doit rester silencieux

Une vérité mise en silence @RFI

La liberté du journaliste est diminuée. Récemment, Le SPVM a espionné les données du journaliste de la Presse Patrick Lagacé. La surveillance des journalistes est inacceptable.

Le métier de journaliste est un métier à risque.  Considéré comme le quatrième pouvoir, ces derniers ont pour but d’informer les citoyens de faits qui sont, souvent, étouffés par les autorités. Désormais, les autorités cherchent à empiéter sur cette liberté en fouillant les données professionnelles de ces derniers. Les journalistes semblent être une menace pour eux.

Rappelons qu’en 1982, la charte canadienne des droits et libertés appuie la liberté de presse, liberté d’écrire sur tous les sujets. L’espionnage de nos journalistes est une attaque à ce droit fondamental. Le premier ministre Phillipe Couillard déclare également que « des gens sont morts pour la liberté de presse ». Ces personnes se sont battues pour un droit qui commence désormais à disparaitre.

Les journalistes sont sous-estimés

Revendiquer cette liberté signifie remettre en compte les journalistes. Les autorités ne les trouvent ainsi pas assez « compétents » pour être dignes du pouvoir de l’information. Tout journaliste digne de ce nom s’appuie sur des sources concrètes, car le but est d’informer de manière la plus véridique qui soit. Pourtant, « le travail des journalistes est un rouage de la démocratie » vient redire Martin Coiteux, ministre de la Sécurité publique.

La liberté de presse est en lien avec la liberté de l’individu. Surveiller nos journalistes est une attaque à cette même liberté.

Selon la Charte, les droits et libertés de la personne humaine sont liés aux droits et libertés d’autrui.

Patrick Lagacé n’est malheureusement pas le seul à avoir été espionné par les autorités. En 2008, Bob Paulson, patron de la GRC (Gendarmerie royale du Canada) avait accepté la surveillance du journaliste Denis Bellavance. Paulson voulait connaitre les sources de ce dernier, car il est vu comme une menace par la police.

En 2012, deux policiers de la SQ (Sécurité du Québec) sont allés jusqu’à fouiller le domicile du journaliste du Journal de Montréal, Éric Yvan Lemay. Ce journaliste avait fait un reportage révélant que les documents confidentiels dans les hôpitaux étaient à la vue de tous.

En septembre dernier, Michael Nguyen se voit saisir son ordinateur, à la suite d’un reportage délicat sur la juge Suzanne Vadboncoeur.

Ainsi, les journalistes sont espionnés, vandalisés et leurs outils de travail saisis. Il est tout à fait inacceptable d’agir de la sorte. Les autorités empiètent sur la vie privée des journalistes, jusqu’à aller dans s’infiltrer dans leur résidence. Les journalistes sont contraints de dissimuler la vérité.

Que serait un monde sans journaliste ? Un monde où la liberté de presse disparait pour laisser place au mensonge ?

Il n’y a plus de respect, ni envers la profession, ni envers le journaliste. Dans notre société où la liberté est prônée, ces intrusions sont inadmissibles.

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Une réaction sur “Un monde sans journaliste”

  1. Bruno Morin dit :

    Bon texte Sharon,
    Des phrases courtes, punchés, sujet+verbe+complement, tout est trop claire! Je ne comprend pas trop le lien avec la photo, mais bon. La prochaine fois fait des intertitres plus courts. Aussi, Bob Paulson n’a jamais accepté la surveillance des deux journalistes à La Presse d’après ce que je me rappelle, justement dès que cette filature c’est rendue à son bureau, il a demandé d’arrêter la filature. Je suis fier de toi ma chère, prochain texte tu me donneras des conseils.

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